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Mon teint devint légèrement violacé. Mon statut dans cette affaire était-il si important ? Je secouai la tête, comme si ce mouvement de rejet allait extirper toutes ces interrogations de mon esprit. Les mains tremblantes, je lui demandai:

- Excusez-moi, mais je ne comprends toujours pas pourquoi le meurtrier pourrait en vouloir à... à ma vie d'une quelconque façon...

# Posté le vendredi 28 septembre 2007 14:59

Modifié le mercredi 24 octobre 2007 12:13

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C'était plus fort que moi. Non, c'était impossible ! Je ne pouvais pas être en danger de mort ! Je lançai un regard désespéré au policier. Il me répondit:

- C'est très simple, dit-il. Si la police parvenait à arrêter le meurtrier, vous seule pourrez le faire condamner. Sans vous, il ne risque rien, vous comprenez ?

- Oui... Mais cela n'est possible que s'il venait à se faire arrêter !, remarquai-je, pleine d'espoir.

- En effet, déclara-t-il.

# Posté le vendredi 28 septembre 2007 15:11

Modifié le lundi 01 octobre 2007 14:42

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Alors que je méditais sur la situation, il reprit, les mains jointes:

- Mais il se peut qu'il prenne des mesures de sécurité...

Je me figeai. Je pouvais affirmer avec certitude que jamais je n'avais eu aussi peur qu'à cet instant. Mes jambes devenaient molles, incertaines. Mes yeux étaient fixés sur le policier qui avait un regard compatissant. Un silence s'installa entre nous, mais je m'en aperçus à peine, absorbée dans mes pensées.

# Posté le vendredi 28 septembre 2007 15:23

Modifié le samedi 29 septembre 2007 06:02

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Vous pensez peut-être que je ne suis pas courageuse. Mais attendez qu'un policier vous dise, plein de compassion, que vous avez des chances de vous faire assassiner par un psychopathe. Je ne sais pas, peut-être que vous n'auriez pas le moins du monde peur, peut-être que vous surmonteriez cela avec un déterminisme inébranlable, qui sait ?
En attendant, je peux vous assurer que la terreur me gagnait jusque dans mes entrailles.

# Posté le vendredi 28 septembre 2007 15:30

Modifié le lundi 01 octobre 2007 14:43

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Le policier finit par rompre ce silence pesant:

- Je vous remercie de votre déposition. A présent, je vous prie de bien vouloir vous diriger vers le laboratoire qui s'occupe des identités. Il se trouve juste à côté, à votre droite lorsque vous sortez, m'indiqua-t-il.

# Posté le vendredi 28 septembre 2007 15:36

Modifié le samedi 29 septembre 2007 06:02